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HARMONIE DU GRAND SOIR

Dernière mise à jour : 27 janv.

Voici venir le temps où vibrant sur sa tige

Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;

Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige

Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir...

(Ch. Baudelaire)


Voici venu le temps des amours qu'on s'inflige ;

Chaque cœur est voué au plus vain des espoirs !

Les larmes parfumées harmonie du grand soir,

Laissent le goût amer d'insipides vertiges.


Chaque cœur est voué au plus vain des espoirs !

Les souvenirs perdus dans le chant des vestiges,

Laissent le goût amer d'insipides vertiges ;

Les Hommes, ces enfants égarés dans le croire.


Les souvenirs perdus dans le chant des vestiges ;

Que de bons sentiments enrobés d'illusoire !

Les Hommes, ces enfants égarés dans le croire,

Se cognant aux parois d'un dessein qui afflige.


Que de bons sentiments enrobés d'illusoire !

Faisant de toi et moi de parfaits hommes-liges,

Se cognant aux parois d'un dessein qui afflige,

Épousés ignorants du néant faste et noir.

Voici venu le temps des amours qu'on s'inflige ;

Chaque cœur est voué au plus vain des espoirs !

Les larmes parfumées harmonie du grand soir,

Laissent le goût amer d'insipides vertiges...



Intro : Charles Baudelaire – Paroles & Musique : Harvey De Saltz

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